05 novembre 2009
Se saisir du débat sur notre Identité Nationale
Crier au scandale et à la récupération politique semble être un sport national pour certains partis et élus politiques. Si le but d'Eric Besson était de déclencher une polémique sur un débat qu'il voulait rendre nécessaire, alors le transfuge du PS aura réussi son coup de communication. Et ne soyons pas dupes de ce petit jeu médiatique dont ce gouvernement a le secret. Pour autant, s'égosiller devant une question essentielle pour développer nos valeurs communes n'a rien de bien intelligent. Au contraire même. Qu'est-ce qu'être Français aujourd'hui ? Quelles valeurs collectives nous caractérisent ? Qu'est-ce qu'être Français dans un monde et une société devenus cylindres ?
Un gouvernement nous offre la chance de pouvoir écrire une page de notre histoire commune. Bien évidemment la pensée des élections régionales n'est pas étrangère à Eric Besson et à Nicolas Sarkozy. Mais finalement, en créant cette odieux ministère de l'Immigration, de l'Intégration et de l'Identité Nationale, n'était-ce pas enfin le moment se poser cette question cruciale. En 2009, ça veut dire quoi "être Français" ? Nous avançons dans une société où le profit a remplacé le reste, où la consommation de masse a surplanté la logique d'une production raisonnée. Et nous voudrions fermer les yeux ? Nous souhaiterions avancer sans se poser la première des questions ? Oui, nous avons une identité. J'ose même l'écrire, nous avons une identité nous Peuple de France. Nous avons besoin de la connaître. Et pour cela nous avons besoin d'en parler ensemble. Et faire cela, ce n'est pas discriminer, ce n'est pas écarter une indispensable immigration. C'est, bien évidemment, l'associer, la rassembler, l'entendre et la préparer à affronter ensemble les défis majeurs de notre avenir.
Osons nous saisir de ce débat et ouvrons nous à la plus belle des interrogations : qui sommes nous finalement ?
21:58 Publié dans Actualités, Médias | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
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Commentaires
http://ysengrimus.wordpress.com/2008/04/29/la-france-gastronomique-ce-nest-pas-une-legende/
...pour des raisons parfois douloureuses, mais bon… Sauf que ceci est remis en question. Votre expertise identitaire est requise. En France, au jour d’aujourd’hui, on mange bien ou mal? C’est un trait national ou non? Venez nous éclairer, s.v.p.
Paul laurendeau
Ecrit par : Paul Laurendeau | 06 novembre 2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : hugues vessemont | 06 novembre 2009
Répondre à ce commentaireUn français qui porte sa baguette et son béret en mangeant du fromage qui pue ne pourra probablement pas s'entendre avec un compatriote vêtu d'un survet avec une casquette à l'envers sur la tête, mais il n'empêche qu'ils resteront français tous les deux que cela vous plaise ou non, car leur identité se résume à un bout de papier, c'est ainsi que fonctionne le monde. Je vois dans l'amorce de ce débat une volonté de faire régresser les libertés culturelles, d'opinion, les droits des personnes d'origine étrangère dans la digne continuité de ce qui a été fait jusqu'à maintenant dans la france rance et cramoisie. Si tel est le cas, autant le dire tout de suite au lieu de tourner autour du pot et discuter concrètement et directement des réformes sur l'immigration. Cette question n'est donc essentielle que pour ceux qui rejoignent les idées nationalistes, et peu importe qu'ils se cachent derrière des sigles politiques modérés ou gauchistes, cela ne change rien dans le fond.
Il y a plusieurs façons d'être français, et chacun est libre de vivre et de l'être comme il l'entend, de chanter la marseillaise à la sauce rock, punk ou rap, de refuser de la chanter, de s'habiller en grosse mama africaine avec un voile sur la tête, de manger casher, végétalien, d'être carnivore ou faire le ramadan toute l'année, aucun de ces modes de vie n'est un obstacle à une identité nationale. La seule limite qui s'impose, c'est le respect du droit. Et je rajoute qu'en commettant une infraction, un individu s'expose à une sanction pénale mais ne risque pas de voir ses papiers lui être retirés. Au pire, le casier judiciaire peut être un critère d'obtention de la nationalité pour les demandeurs, mais pas pour ceux qui l'ont déjà, sauf si des arrières pensées de dénaturalisation titillent ceux qui voient dans ce sujet superficiel et sans intérêt un enjeu fondamental pour la nation, comme quoi l'indignation est totalement compréhensible.
Et quand j'entend parler de valeurs communes et collectives françaises, je bondis. Au nom de quoi les français seraient ils obligés de partager des valeurs communes? Ne serait ce que dans les clivages politiques gauche droite les valeurs diffèrent. Les gens défendent des convictions opposées tous les jours et c'est fort heureux pour la démocratie. Et pour ma part, en tant que franco-Américaine, je ne pense pas partager les valeurs de l'auteur de ce blog, lui-même français à ma connaissance. S'il existe des valeurs communes, elles sont surtout universelles et non propres à la france. Penser toujours en se regardant le nombril est d'une absurdité inouïe. La france n'a pas le monopole des belles valeurs et devrait cesser de faire une fixation sur son exception culturelle, nationale, intellectuelle, qui n'a jamais existé que dans son imagination. Mais qu'est ce que ce minuscule territoire dans le monde a fait de plus qu'un autre pays européen, voire extra-européen, pour entendre régulièrement ses citoyens s'exprimer comme s'ils avaient inventé l'eau chaude?
Ce débat n'a pour autre but que de légitimer et exacerber le nationalisme, et nul besoin d'être très futé pour s'en rendre compte !!
Ecrit par : babeil | 11 novembre 2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Draguer | 07 février 2010
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