31 mars 2009

Invité d'un débat du Modem sur la famille le 7 avril

logo_modem.jpgMême si le projet de loi sur le statut du beau-parent a été reculé par l'UMP qui craignait une nouvelle levée de boucliers de ses parlementaires les plus conservateurs, le sujet continue à faire débat y compris au sein des autres mouvements politiques. C'est d'ailleurs à l'invitation d'un de ces derniers, le Mouvement Démocrate de François Bayrou par son groupe "Générations Engagées", que j'interviendrai en tant qu'invité à la rencontre "Familles : de nouveaux schémas de parentalité ?" le mardi 7 avril à partir de 20h à L'institut, 1 boulevard Saint Germain dans le 5ème arrondissement de Paris. A mes côtés seront présents aussi Monique Vézinet de l'Union des Familles Laïques, Alain Cazenave de SOS Papa, Odile Roy et Frédéric Getton, président de l'association Centregaux.

Ce débat sera l'occasion de revenir sur la position d'Aujourd'hui, Autrementqui revendique depuis le départ l'ouverture de l'adoption aux conjoints de même sexe ainsi que l'autorisation de la PMA pour les couples homosexuels. Cependant, nous soutenons avec force ce projet du statut de beau-parent qui était une promesse électorale de Nicolas Sarkozy et qui a été défendue avec brio par la ministre de la Famille, Nadine Morano.

30 mars 2009

Repenser l'école comme la base de notre République

« La Terre que nous laisserons à nos enfants » : cette phrase que nous aimons à répéter fait encore sourire car nous la prenons finalement peut-être dans le mauvais sens. La phrase la plus juste serait alors « quelle terre laisser à nos enfants quand eux même ne sauraient pas comment y vivre avec leur éducation ? » Cette question touche au plus juste point notre défi majeur quand nous parlons de durabilité : quelle éducation pour les générations futures ? Car le cercle de notre pensée doit aussi s'ouvrir sur cette question d'éducation. Elle est le commencement de tout mais aussi sa suite et sa finalité. L'éducation comme premier commandement d'une politique différente. L'éducation comme base à un projet humaniste.

La France est toujours critiquée sur son système éducatif et sur le peu de réussite de ce dernier. Il faut aussi oser se dire les choses franchement : nous cherchons sans cesse à être les derniers sur cette question, ou plutôt nous n'avons jamais cherché à améliorer notre descente sur ce sujet. Au fil des gouvernements, à mesure des changements de pouvoir, jamais un seul ministre ni président n'aura su prendre conscience de l'ampleur de la réforme nécessaire à construire. Car il s'agit bien d'un système éducatif en danger, d'une éducation sans socle ni but. Combien de temps devrons- nous encore attendre avant de cesser la débâcle de jeunes sans formation, sans diplôme valorisant, sans connaissances déterminantes ? L'école doit se réapproprier l'idée d'être la base du commencement de la vie en société. L'école doit être le lieu de la réussite, du savoir, du partage. Pas d'une réussite de bas étage où seule « une Rolex à 50 ans » peut témoigner de sa vie. Pas d'une réussite où seul le poids des diplômes doit convaincre d'un métier réel. La vraie réussite de l'école doit être dans le fondement de sa création : transmettre le savoir et former à l'entrée dans la vie active. Peut-on trouver un autre lieu où nous apprenons à nous confronter aux autres, à d'autres cultures, à d'autres idées, à d'autres projets ? Peut-on imaginer un socle commun où nous pourrions trouver une formation adéquate à notre projet de vie ? L'école doit redevenir la réponse à la volonté d'inscription dans un programme à long terme.

Repenser l'école est une obligation que la politique doit imaginer. Repenser l'école comme le tremplin de demain, c'est en réalité comprendre la nécessité de durabilité dans notre savoir et dans notre construction. C'est en faire un Grenelle de l'action à venir. C'est vouloir adapter réellement l'école aux différentes situations pour créer les conditions de réussite de chacun et satisfaire le droit à l'éducation dont aucun enfant ne doit être exclu. Voir l'éducation comme premier chantier de l'Etat, c'est aussi faire l'exception culturelle pour tous au même titre que l'aide à l'ensemble des étudiants. Mais comment vouloir réellement changer l'éducation quand des milliers de postes disparaissent, quand des étudiants n'ont pas l'argent pour se loger ou pour se payer leurs études, quand la valeur des diplômes reste plus importante que l'humain, quand on force les chercheurs à s'exiler ? Comme répondre à cet impératif d'efficacité quand des ghettos scolaires sont créés à la vue de tous, quand aucun chantier de rénovation n'est mis en place pour les écoles, quand les caméras de surveillance veulent remplacer la discipline légitime ? Imaginer l'école de demain, c'est aussi prendre ses questions de face et apporter des réponses concrètes aux problèmes quotidiens. C'est se donner les moyens humains d'y arriver, en recrutant, en formant des enseignants, en permettant à chaque enfant de bénéficier durant sa scolarité d'une aide à la formation, en développant les « autres voies » pour sortir de l'école grâce à l'apprentissage, à la vie en entreprise, à l'auto-formation. C'est aussi remettre sur la table le respect entier dû à l'école en garantissant des moyens aux établissements.

Imaginer cette école de la République ensemble, ce serait en faire la base de notre réflexion et la reconnaissance de l'identité d'un pays prêt à former pour un avenir responsable.

 

26 mars 2009

La CNIL justifie l’inscription de l’homosexualité dans un fichier de l’Etablissement Français du Sang

medium_don_du_sang1.jpgAprès avoir saisi, en février 2009, la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés sur l'existence d'un fichier de l'Etablissement Français du Sang des exclus du don du sang et plus particulièrement sur l'enrichissement des données concernant les homosexuels masculins dont le don a été rejeté, « Aujourd'hui, Autrement » se montre inquiet par la réponse apportée, hier, à sa demande.  

Le parti politique fondé par le conseiller régional d'Ile-de-France Jean-Luc Romero, a reçu une réponse négative de la CNIL quand à sa demande de plainte contre l'EFS. Dans ce courrier reçu hier, le président de la CNIL, Alex Türk, assure que ce fichier ne peut être remis en cause puisque « validé par la CNIL en date du 11 octobre 2007 ». Les modalités y sont expliquées avec l'utilisation par l'EFS de deux codes pour différencier la « contre-indication définitive » et « le risque viral info directe » ainsi que « leur association à une zone de commentaire libre permettant l'identification précise du motif de rejet et notamment l'existence de relations homosexuelles entre hommes ». Pour autant, la CNIL justifie l'enregistrement et la conservation de ces données dans un souci « médical en l'état des connaissances scientifiques ».

« La CNIL accepte donc qu'on note clairement l'homosexualité d'une personne dans un fichier soit disant couvert par le secret médical pour une raison qu'on ne comprend toujours pas », selon Jonathan Denis, président d'Aujourd'hui, Autrement. Pour lui, « c'est la porte ouverte au non respect de la personne. En inscrivant sa sexualité dans un fichier pour justifier un refus, l'EFS ne fait pas avancer sa cause mais marque clairement son comportement discriminatoire. Il faudrait que l'ensemble des personnes fichées demandent l'accès aux données enregistrées pour les faire disparaitre ».

Comme le parti politique l'avait indiqué lors de sa saisie, « Aujourd'hui, Autrement » entend faire valoir ce fichier qu'il juge discriminatoire auprès de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité et porter plainte contre l'EFS auprès du procureur de la République.

25 mars 2009

La France en mouvement

foule.jpgFaire une politique juste socialement et économiquement ; tel doit-être le credo du gouvernement face à une crise qui ne cesse de s'amplifier et de faire s'unir nos concitoyens contre un système qu'ils désapprouvent dans leur immense majorité. Cette politique, osons le dire, est le fruit en ce moment d'une majorité présidentielle réformée et courageuse dans ses propositions. En répondant ainsi de manière concrète et fiable aux grands défis que nous rencontrons, le président de la République et l'ensemble de son gouvernement permettent à la France de prendre conscience du chemin qu'il reste à parcourir pour tendre vers un avenir où l'humain et la solidarité doivent triompher. C'est ainsi que j'ai toujours imaginé la famille politique qui m'a guidé. C'est ainsi que j'ai toujours voulu voir une droite décomplexée et en prise réel avec le quotidien des Français.

Force est de constater que l'innovation, la marche en avant, la réforme ne peuvent incarnés que par cette grande union de la droite et du centre tant les socialistes et les démocrates paraissent inertes et immobiles face à ce qui se passe. Cette majorité avec laquelle nous avons aussi des points de désaccords sait aujourd'hui nous montrer le chemin du progrès nécessaire pour un pays lumière dans ce monde. Nous ne critiquions pas l'énergie et la volonté de réformer mais bien l'intérieur même de certaines réformes complètement déconnectées du besoin réel de nos citoyens. Les temps auraient-ils changé en politique ? Nous pouvons commencer à le penser quand nous voyons un président de la République sachant répondre concrètement aux problèmes posés par la transformation de notre économie, quand nous voyons une majorité se soulever contre les désastres immoraux des grands partons toujours aussi peu prompts à comprendre les enjeux.  Je n'ose penser que tout soit réglé mais j'affirme aujourd'hui mon soutien à cette unité politique voulant réconcilier les jeunes et l'emploi, souhaitant donner cette dynamique nécessaire à une économie durable, écoutant les appels de milliers de salariés mis à la porte sans raison sauf celle intolérable du « toujours plus de profit ».

A Aujourd'hui, Autrement, nous allons continuer notre rôle de propositions. Nous allons poursuivre ce travail vital pour que la France de demain soit réellement une France Autrement, une France fière de son avancée et de sa compréhension du monde. Nous le ferons avec la même honnêteté que depuis le début en soutenant les grandes réformes justes et sachant pouvoir aussi nous faire entendre face aux réalités et aux devoirs citoyens qui effraient encore hélas bon nombre d'élus de cette grande majorité.

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23 mars 2009

Une Europe citoyenne et durable

europe.jpgProchainement, l'ensemble des Européens auront à désigner leurs élus pour les représenter au Parlement Européen et écrire ainsi les pages de la politique de l'Europe pour l'avenir. Notre génération mais bien au-delà l'ensemble des générations futures ont tout leur rôle à jouer lors des ces échéances électorales. Car peut-être le savons nous mieux que quiconque : l'Europe est notre bien commun et notre bien pour des lendemains meilleurs. Je ne me suis jamais senti né avec l'Europe. Bien au contraire, j'ai appris ce qu'elle était, ce qu'elle pouvait faire, j'ai appris à connaître ces mille cultures et ces milles visages avant de me sentir réellement européen... Et même serai-je tenté de dire « me sentir Européen avant Français ». Aujourd'hui, nous le constatons avec cette crise qui touche l'ensemble du champ politique, nous avons besoin de l'Europe. Pas d'une austère idée bureaucrate, qui décide et dicte à la place de chacun, mais bien d'une Europe forte, lumineuse, rayonnante dans un paysage mondial qui change chaque jour que nous vivons. Car c'est ici que tout doit se faire et se comprendre réellement : si en France, la politique est encore décidé sur du court terme, l'Europe doit elle nous emmener dans un temps que nous ne connaîtrons sûrement pas... L'avenir de nos enfants, la Terre que nous leur laisserons : voilà l'enjeu de l'Europe de demain. En deux mots, faisons ensemble l'Europe CITOYENNE et DURABLE.

Il nous faut revenir aux origines de cette union de la diversité pour comprendre le travail de nos Pères Fondateurs et ainsi tracer les lignes d'un chemin d'avenir. L'Europe économique de ces prochaines années doit être celle de la solidarité et de la responsabilité. Demander de l'éthique au-delà de la richesse, ce n'est quand même pas demander l'impossible dans un système qui, et j'espère que nous en sommes convaincus, à fini par montrer ses limites. C'est ainsi que j'imagine la responsabilité de chacun et encore plus de ceux qui investissent. La pierre fondamentale de cette économie réside justement dans cette idée d'investissement. Un principe de solidarité face aux défis majeurs à venir doit être notre ligne de conduite et en cela je ne vois qu'un programme juste et valable : celui de l'économie verte, d'une économie de durabilité. Pousser le potentiel des énergies renouvelables, développer une recherche allant de ce sens, permettre une formation éducative pour faire face aussi à ce  bouleversement climatique, promouvoir l'aide aux pays du Sud... Nous devons prendre conscience de l'urgence du changement et en faire notre grande cause pour supprimer « l'économie business » et en faire « une économie solidaire ». C'est aussi cela l'Europe durable.

Repenser aux origines, c'est en comprendre aussi le sens pour le développement des peuples, pour une citoyenneté épanouie. Réfléchir aujourd'hui aux enjeux de demain, c'est prendre conscience que nous avons besoin d'Européens acteurs et investis sur le terrain. Là encore la France, peut-être par croyance de suprématie, a péché depuis tant d'années... l'Europe doit venir sauver cela et créer, et le terme ne m'effraie pas, une démocratie participative. Vouloir faire de nos citoyens les décideurs de leur avenir, c'est juste remettre un peu de bon sens dans la valeur même de notre esprit démocrate. Et puis, ces nouveaux décideurs sont aussi les acteurs de leurs vies... L'Europe doit être cette voix des grands changements sociaux portés par ces peuples et ainsi doit se prononcer, mais surtout écrire, les nouvelles pages d'un avenir soucieux du bien-être de tous. C'est aussi cela l'Europe citoyenne.

N'ayons pas peur de l'Europe... N'ayons crainte de l'avenir qu'elle nous prépare. Ici est l'essence même de notre combat à condition que nous ne laissions jamais échapper notre idée fondatrice car dans un tel paysage politique d'autres feront peut-être l'inverse à l'idée de leur simple profit. L'Europe citoyenne et durable doit être notre conscience, notre âme d'engagés, notre rêve général pour une Europe humaine et une Europe de progrès.

12 mars 2009

Aujourd'hui, Autrement, 2ème au classement politique sur Facebook !

facebbok.jpgLe réseau social de Facebook est devenu un passage obligé pour tous les hommes et femmes politiques souhaitant diffuser le plus largement leurs idées et ainsi partager et débattre avec des millions de nos concitoyens. En ces temps de campagnes électorales en vue des prochaines Européennes de juin 2009, l'équipe de « Communication Politique » a choisi de rendre public le classement des politiques présents sur Facebook et ayant les préférences des internautes (pour voir le classement cliquez ici).

A Aujourd'hui, Autrement, vous le savez sans doute, le vecteur internet a été pour nous un formidable outil de communication pour faire connaître notre mouvement, nos idées et ceux qui les incarnent. Dès mon élection à la tête de ce jeune mouvement politique, j'ai décidé de continuer cet effort de la communication interactive et de rendre encore plus attractif notre présence sur le net avec par exemple notre manifeste en ligne, un sondage faisant participer les internautes et une réactivité sur les grands sujets actuels. Et il faut penser que cela a pu servir puisque nous arrivons à une position inespérée dans ce classement internet grâce notamment à la présence du fondateur d'Aujourd'hui, Autrement, devenu maintenant notre président d'honneur, Jean-Luc Romero. Si l'on s'en tient aux chiffres du classement de « Communication Politique » (et en considérant que Nicolas Sarkozy ne soit pas le leader de l'UMP et que Jacques Chirac ne soit plus UMP), Aujourd'hui, Autrement serait ainsi le second parti attirant le plus les internautes de par le résultat de son fondateur, Jean-Luc Romero, qui arrive en 4ème position des hommes politiques rassemblant le plus de supporters, juste derrière le leader du NPA, Olivier Besancenot.

Mieux encore, selon les chiffres rendus publics par Facebook (et non mis à jour dans ce classement), Jean-Luc Romero serait l'homme politique le plus rassembleur sur le réseau social, mettant ainsi Aujourd'hui, Autrement dans les partis les plus créatifs sur la toile. Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule et histoire de démontrer aux mauvaises langues qui pensaient qu'un parti politique digne ne pouvait être représenté par un jeune président d'à peine 26 ans, j'arrive dans ce classement, selon les chiffres officiels de Facebook, en 26ème position.

Comme quoi la vieille politique de papa ne fait pas l'adhésion des concitoyens à un projet... De la nouveauté, de la proximité, de l'échange et du débat... Voilà ce qui doit se faire maintenant... et visiblement Aujourd'hui, Autrement a pris une longueur d'avance.

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11 mars 2009

Suppression d’emplois chez Total : un scandale !

total.jpgAprès avoir annoncé des bénéfices records pour une entreprise française pour l'année 2008 (14 milliards d'euros soit 14% de plus qu'en 2007 !), Total aurait pu massivement investir dans une question éthique et écologique face à la crise que le monde traverse. Hélas, il n'en est absolument rien et nous devrons nous résoudre à voir cette entreprise continuer dans un combat d'arrière garde où seul le rendement et le profit ne trouve grâce à ses yeux.

Il n'y a pas un autre mot à employer pour qualifier l'annonce de suppression d'emplois par Total à Gonfreville : c'est un scandale ! Scandale financier quand on connait les bénéfices de cette entreprise et qui se permet encore de mettre sur le carreau des centaines de salariés sans un motif valable. Scandale humain face à la détresse de ces employés non considérés par une entreprise de premier plan ne vivant pas la crise comme hélas tant d'autres à travers le pays. Scandale écologique face au manque d'investissement dans un plan massif en faveur des nouvelles énergies et des transformations énergétiques à venir. Scandale d'éthique à une époque où, plus que jamais, une nouvelle gouvernance d'entreprise doit apparaitre pour arrêter une machine folle où seuls l'enrichissement et le profit font figures de réussite.

Face à cela, Aujourd'hui, Autrement souhaite que le gouvernement agisse et fasse entendre sa voix dans ce qui ressemble à pied de nez à une nouvelle démocratie économique. Il n'est plus acceptable qu'une entreprise ayant réalisé de tels bénéfices puisse, sans remontrance aucune, signer des licenciements de centaines de ses employés tout en continuant sa logique du court terme et son refus obstiné de recherche environnementale.

De par de tels comportements, Total ne fera que renforcer le grondement de l'ensemble des usagers dépendants de sa main mise sur l'industrie automobile et ne pourra se placer qu'en situation délicate de coupable et responsable face au marasme économique. Triste constat à l'heure d'un réveil pour une économie durable et solidaire.

(Photo : Eric Piermont)

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09 mars 2009

Enfin, le statut du beau-parent !

morano.jpgC'était une promesse du candidat Nicolas Sarkozy et nous attendions vivement son application. Enfermée au placard depuis plusieurs mois, voici enfin dévoilée la proposition de projet de loi instituant dans la République le statut des beaux-parents... et heureuse suprise, la très possible prise en compte des familles homoparentales.

Mené par Nadine Morano, ce projet de loi fait clairement parti de nos revendications à Aujourd'hui, Autrement et semble répondre aux attentes d'une société qui n'a pas attendu le réveil de la politique sur ce sujet pour se transformer et évoluer vers de nouvelles formes familiales. En plaçant l'intérêt de l'enfant au premier rang, cette proposition permettra de consolider dans un cadre de loi définie, la place du beau-parent dans un cadre de famille qui s'est élargi ces dernières années.

J'espère cependant, et n'en déplaise à Christine Boutin toujours volontaire quand on touche à sa vision archaïque de notre société, qu'un tel projet bénéficiera aussi aux parents homosexuels notamment dans le cas du décès du parent bilogique de l'enfant... Si un tel acret venait à manquer au devoir républicain du gouvernement, cela ne fera qu'ancrer une discrimination dont hélas les enfants seront les premières victimes.

Une autre génération engagée

1063585310.jpgIl y a quelques jours, j'ai accepté de rédiger un billet pour le nouveau site de mon amie Virginie Votier, "Générations engagées". Carte blanche laissée par les modérateurs de ce blog, j'ai axé ma réflexion sur le traitement des questions de société par les démocrates de ce pays. Je vous laisse découvrir cette note ci-dessous ou en accédant directement sur le blog Générations Engagées.

« La démocratie se doit d'être une création continue ». La citation de Georges Clémenceau devrait résonner plus forte que toutes les autres à l'intérieur des murs d'un mouvement rassemblant les démocrates. Une création continue... une pensée nouvelle de chaque instant, novatrice à chaque proposition, courageuse face aux grandes questions. Se vouloir démocrate, ce n'est pas fonctionner comme avant avec le luxe d'espérer dans l'après. Etre démocrate, c'est penser en avance, c'est vouloir le progrès dans un projet de société. C'est espérer tout en construisant son rêve. En cela, je crois dans les bases du Mouvement Démocrate de François Bayrou. Mais peut-on rester aujourd'hui sourd aux questions que la société se pose au quotidien ? Peut-on rester les bras croisés à donner des réponses de normands quand la société vous interpelle ? En cela, je vois aujourd'hui les frontières aussi d'un MoDem trop en arrière sur ses bases  fondamentales de progressisme.

Que nous manque-t-il donc, à nous démocrates de ce pays, pour proposer un choix novateur concernant les questions de société. François Bayrou doit comprendre aujourd'hui que son projet d'espoir d'hier n'est plus celui espéré... Celui d'aujourd'hui est plus grand, plus demandeur, plus aventurier. Les positions de l'UDF sur l'euthanasie, l'homosexualité, les drogues, le rôle des jeunes générations, la vie démocratique ne doivent pas être celle du nouveau MoDem. Nos concitoyens attendent de nous d'autres propositions, plus proches de leurs attentes. Sans cela, nous devrons nous résoudre au déchirement d'une partie de nos concitoyens et sombrer dans les méfaits de multiples écritures néfastes. J'en veux pour exemple l'immense mobilisation sur 4 thèmes majeurs. En premier lieu celui de l'euthanasie. François Bayrou a assuré dernièrement « vouloir que chacun puisse faire ce qu'il souhaite ». C'est donc dire oui ou non ? En partant de cette réponse, je juge que le MoDem est pour ce qu'on appelle « une fin de vie dans la dignité ». Que chacun puisse faire ce qu'il souhaite ! C'est loin d'être le cas aujourd'hui et seule une loi permettra vraiment cela. Que chacun est accès à une mort douce s'il le souhaite, c'est un fondement de notre esprit de démocratie et de liberté. En second lieu, la thématique liée à l'homosexualité : vouloir une union civile du temps de l'UDF est-ce vouloir l'ouverture du mariage aux conjoints de même sexe sous l'appellation du MoDem ? Pourquoi une nouvelle fois ne pas oser dire les choses comme elles sont et accepter que la majorité des Français soient pour une telle décision ? Il en est de même pour l'homoparentalité où le contexte actuelle ne nous oblige pas à être pour ou contre puisque cela existe déjà pour 100 000 familles en France mais à savoir quel cadre donner aux enfants de ces unions homosexuelles et quel statut pour celles et ceux qui les élèvent.

Être démocrate, c'est aussi oser une réflexion sur la politique de risques chez les toxicomanes mais aussi sur d'autres sujets comme la lutte contre le sida, la place des personnes handicapées dans notre pays, le rôle de chacun dans notre société. C'est remettre l'Homme au cœur de notre projet et construire ensemble une nouvelle démocratie. Des élus responsables mais aussi des citoyens acteurs de leur vie. Un Parlement à l'écoute des électeurs mais aussi des concitoyens actifs pour leur démocratie.

En cela, je ne peux qu'apporter ma pierre à un autre projet de société à travers le parti que je préside, « Aujourd'hui, Autrement »... Et si sans ignorer les jeunes responsables politiques, sans rester sourd aux questions soulevés par les citoyens, sans vouloir se bloquer à un projet de quelques années, le Mouvement Démocrate osait vraiment le changement. Et si la politique autrement, c'était déjà notre projet démocrate d'aujourd'hui ? « La démocratie se doit d'être une création continue »... Une création où chacun à son rôle à jouer.

03 mars 2009

Ma chronique sur le don du sang dans LOM

sangmini.jpgDécouvrez ma nouvelle chronique dans le magazine LOM consacré ce mois-ci à l'interdiction de don du sang aux gays :

Je ne pensais plus avoir à écrire sur ce sujet mais hélas notre chère ministre de la Santé, pourtant bien trop seule souvent à droite à vouloir faire avancer son camp sur les questions de société, s'est montrée curieusement bloquée dans un monde ancien sur la question du don du sang. Après avoir promis (bien trop tôt ?) qu'elle souhaitait revenir sur la contre-indication de l'Etablissement Français du Sang interdisant le don de sang pour les homosexuels masculins, Roselyne Bachelot à fait marche arrière toute dans un entretien au journal « Libération » en revenant sur sa décision pourtant courageuse et innovante au départ. L'EFS est passé par là et son lot d'experts toujours prompts à nous expliquer les termes de prévalence, de fenêtre de contamination, de rapports statistiques entre hétérosexuels et homosexuels séropositifs... bref, la conclusion reste la même : un sang d'homo est différent de celui d'un hétéro. Car à ce stade du débat, la vérité doit être posée sur la table... crument, inexorablement difficile à entendre mais ô combien libératrice. Les gays faisant partis « d'une population à risques » et de ce fait ayant une exposition majoritaire face au VIH, il convient d'en déduire que dans le sang de chaque homo (pour l'EFS, comprendre « tout homme ayant eu une relation sexuelle même une seule fois avec un autre homme ») se trouverait une sorte de gène provoquant beaucoup plus le virus du sida que dans le sang de n'importe quel autre. On imagine un sang impur, bref un sang inférieur à un autre. Derrière ce prétexte n'existe-t-il finalement pas l'idée de la maladie de l'homosexualité présente dans le sang ? Et puis, plus d'homos séropos que d'hétéros, cela peut-il servir de base pour exclure totalement et définitivement une population d'un geste citoyen ? Partons de ce principe et constatons le nombre de séropositifs au niveau des personnes venant d'Afrique... l'Afrique étant le continent le plus contaminé par le sida, va-t-on demain interdire à tous les Noirs de donner leur sang ? En fera-t-on de même si l'on découvre après études que les hommes séropositifs aux cheveux bruns sont plus nombreux que les blonds, que les chrétiens séropositifs sont plus nombreux que les juifs... Allez, de nouvelles exclusions... Et oui, on appelle cela un grand principe de précaution. Mais face à cela, osons aussi poser le problème des nouvelles contaminations beaucoup plus présentes dans le cadre d'une relation hétérosexuelle qu'homosexuelle... Et puis, parlons ensemble des cas de séropositivité découverts par l'EFS après un don... Réponse : majoritairement des hétéros ! A force de confondre, de monter les gens les uns contre les autres, à force de jouer une carte de la différence, le combat va être perdu dans le cadre de la lutte contre le sida, de la prévention, du développement des informations sur le virus.

Enfin, que dire d'un ministre homo présent dans ce gouvernement qui lui confirme que son sang est plus risqué qu'un autre. La médiatisation de son coming-out a voulu apporter quelque chose de neuf. Mais reste pourtant cette simple question : comment a-t-on pu imaginer la nouveauté avec une majorité politique plus rétrograde que jamais ?

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