31 décembre 2008

Mon nouveau billet d'humeur dans LOM magazine

Couvlom.jpgNous pensions la fête homophobe terminée. Nous pensions vivre dans un pays qui nous respecterait, qui ne nous trahirait pas, qui nous défendrait en cas de violences et d’insultes. Nous pensions enfin être mieux traités que de simples sous-citoyens.

Hélas, nous avons eu tort. Un homme, toujours le même, toujours incorrigible, a su surfer sur la vague de la haine et de la différence. Là où le pardon n’est guère possible, c’est quand cet homme se trouve être un élu de la république, un député de la majorité présidentielle à qui son parti a offert une candidature aux élections législatives et municipales. Christian Vanneste, puisqu’il s’agit de lui, a parfaitement réussi son pari : faire passer une pensée homophobe comme une simple possibilité de liberté d’expression.

Adieu loi du 30 décembre 2004 condamnant les propos discriminatoires en raison notamment de l’orientation sexuelle. Adieu grand discours fraternel du président en fonction contre les dérapages d’élus.

La crise est là, donc on peut bien se foutre de ce que l’on dit sur les pédés. Message reçu largement pour la majorité de l’opinion et par l’ensemble des gays et lesbiennes de ce pays qui se veut encore terre des Droits de l’Homme même si on ose dire tout haut que lutter pour ces droits se trouve être incompatible avec la mission politique d’un Etat.

Le plus difficile à comprendre dans cette affaire vient de la source même qui a permis cela : la justice, sa plus haute juridiction. Le 12 novembre 2008, la Cour de Cassation a reconnu que les propos de Christian Vanneste ne dépassaient pas les limites de la liberté d’expression. Or, qu’avait-il dit ce bon vieux monsieur ? En toute simplicité que “l’homosexualité est inférieure à l’hétérosexualité” et “une menace pour la survie de l’Humanité”. Rien de méchant. Juste une insulte horrible à des millions d’hommes et de femmes de ce pays, mais bien au-delà du monde entier. Juste une incitation à la haine.

Une question se pose alors : pourra-t-on dire demain tout et n’importe quoi sous la simple excuse du respect de la liberté d’expression. Pourra-t-on dire que la religion catholique est inférieure à la religion juive, que les Noirs ou les handicapés sont une menace pour la survie de l’humanité ?

La liberté d’expression revendiquée par la justice et Christian Vanneste ne se trouve être qu’une simple liberté de connerie, de chèque en blanc pour monter les gens les uns contre les autres. Oublions donc l’Histoire, les tragédies, l’insoutenable, justement car des gens étaient considérés comme inférieurs à d’autres. Je pense aux jeunes, aux plus jeunes d’entre nous qui entendent cela. Nous avions eu “les pédés au bûcher” en 1999 lors des débats sur le Pacs. Ils ont maintenant les propos de Christian Vanneste et surtout cette décision de la justice.

Comment se construire face à cela ? Comment accepter un amour naissant pour le même sexe que le sien ? Comment espérer vouloir revendiquer une union comme les autres, un droit à donner du bonheur à un enfant, une possibilité de donner son sang pour sauver des vies ?

N’imaginons plus cela car nous sommes inférieurs. Aurai-je donc le droit de payer moins d’impôts, de bénéficier de toutes les aides de l’Etat ? Je rêve, rien de tout cela, je dois juste me taire.

Nous ne pouvons accepter cela. Nous devons aujourd’hui montrer que cette insulte de la république peut mener au désastre sous la seule excuse d’une liberté d’expression.

Reste un espoir face à ce monde politique idiot. Il s’appelle Rama Yade et elle veut porter une parole forte à l’ONU. En ce début d’année nous serons donc peut-être inférieurs en France mais au moins on pourra se dire que l’homosexualité pourrait être enfin dépénalisée dans le reste du monde.

Juste un espoir pour cette année 2009, rien qu’un vœu : celui que nous tournions au plus vite la page de ces tristes politiques qui nous font honte.  

 

30 décembre 2008

Mon quart de siècle aujourd'hui

25.jpg25 ans !!! Mon quart de siècle arrive comme me le disent avec humour plusieurs de mes proches. 25 ans en ce 30 décembre 2008. Age de raison ou âge de folie ? Je n'en sais moi-même absolument rien. Et si ma raison rimait aussi finalement avec ma folie ? Et si en osant je gagnais plus qu'en écoutant ceux qui me conseillent plutôt de "suivre une voie normale" ?

Ces 25 ans, je vais les savourer, je veux les inscrire d'une pierre blanche. Jamais eu autant de projets et de vie à donner. Peut-être est-ce lui qui me pousse à travers son souvenir à entreprendre tout ce que je lui avais confié ? Je ne le décevrai pas.

Et un bon anniversaire aussi à ma très chère Murielle, ma petite Sophie et Danièle.

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29 décembre 2008

Bilan de cette année 2008

2008.jpgRetour à la vie politique et serai-je tenté de dire, à la vie passionnément, en cette fin d'année 2008. Une épreuve, la plus difficile à surmonter, mais aussi une route qui doit continuer. 2008 n'aura pas été une grande année sur le plan personnel pour moi. Malgré l'amour infaillible que je partage depuis 5 ans avec mon compagnon et qui me fait vivre avec bonheur chaque journée, plusieurs galères se seront présentées sur mon chemin : une mauvaise santé avec cette inquiétude dès le mois de janvier qui m'a empêché de pouvoir mener à bien une campagne municipale où j'ai préféré me retirer pour prendre un grand bol de repos, plusieurs soucis familiaux qui qu'on y fasse vous prennent de l'énergie et du moral et le départ de Papa... Ce départ qu'il souhaitait le plus digne possible, cette force qu'il n'avait plus pour se battre contre un cancer qui le rongeait depuis 2 ans, cette promesse de l'accompagner jusqu'au bout et d'écouter sa volonté. En cette fin d'année, les personnes qui m'ont soutenu lors de son décès ont eu peur pour moi... ont eu peur car je suis resté droit pour tout organiser avec mon frère; pour faire la suite, pour continuer cette vie sans ses gestes affectueux, sans sa voix, sans sa douceur; pour supporter son absence lors de ce mois de décembre où toutes les dates qui me lient à lui s'enchaînent : Noël, son anniversaire hier, le mien après-demain, la Saint-Sylvestre... je suis resté droit car j'ai respecté sa volonté, car il n'aurait pas voulu que l'on craque aux yeux de tout le monde, car son sourire et sa bonne humeur nous ont porté pour faire face à cela.

Impatient que 2008 s'en aille malgré aussi les moments de joie qui ont pu arriver avec par exemple mon élection à la tête d'Aujourd'hui, Autrement et le combat que je mène avec une équipe volontaire, courageuse, soudée. Mais 2009 ne doit pas effacer tout cela. Au contraire, si l'année doit vite s'achever, la prochaine doit aussi être celle d'une continuité dans l'engagement, dans le désir de faire, dans l'écriture d'un nouveau projet.

2009 avec les grandes résolutions : celle d'être encore plus présent auprès de ceux que j'aime, celle de m'unir (enfin ! diront certains) avec l'homme de ma vie un peu avant l'été... et puis celle de marquer vraiment ma volonté de changer notre façon de faire la politique. Une grande aventure à laquelle nous commençons à travailler à Aujourd'hui, Autrement, à laquelle j'espère vous vous unirez à nos côtés, à laquelle je souhaite de tout coeur nous voir toutes et tous y croire plus que de raison.

Coutume du bilan... et coutume des voeux sur ce blog dès le 1er janvier 2009. Des voeux pour un monde qui doit changer.

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18 décembre 2008

Contre le projet de réforme de l'audiovisuel public

teteaucarrecom-reforme-de-laudiovisuel-public-quels-enjeux-pour-demain.jpgUn coup d'Etat médiatique ou une énième réforme fortement inutile ? Quoiqu'il en soit, l'Assemblée Nationale a décidé de voter le texte d'une réforme audiovisuelle permettant la suppression de la publicité sur les écrans du service public mais aussi et surtout la nomination du président de France Télévison par le président de la République.

Si dans un premier point, il convient de se féliciter d'une disparition d'écrans publicitaires censés "laver le cerveau des télespectateurs" selon les mots approximatifs d'un ancien président d'une chaine privée, il est extrêmement inquiétant de remarquer le projet de financement d'une telle mesure. Inutile de remarquer que ce "cadeau" n'est en fait qu'une offrande incroyablement ambigüe expédiée à TF1 et à son principal actionnaire, le groupe Bouygues proche de Nicolas Sarkozy.

Dans une société qui doit défendre le pluralisme et la liberté de ses médias, Aujourd'hui, Autrement ne peut que s'avouer désolé par le point le plus litigieux de cette réforme : la future nomination des présidents de France Télévision directement par le président de la République. Sur ce second point, il ne doit exister aucune forme de discussion possible, aucun partage tolérable. Cette nomination doit rester le fait du CSA, seul organisme "indépendant" a même d'exécuter cette mission. Le gouvernement ose répondre qu'il s'agit simplement de la suppression d'un intermédiaire puisque le CSA représentait déjà la choix du président de la République. Mais ne doit on pas se poser une question primordiale quand on connait la proximité de Nicolas Sarkozy avec les patrons des grands groupes médiatiques ? L'indépendance du CSA ne vaut-elle pas mieux qu'une République des copains ?

Le gouvernement continue sa chasse contre les les libertés en écoutant ni les représentants élus de la majorité ou de l'opposition, ni les citoyens unis contre cette réforme qui au final apparait comme étant particulièrement injuste et innapropriée.

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17 décembre 2008

Fraude Madoff : mais où le monde de la finance va-t-il s'arrêter ?

2008-12-12T020253Z_01_BTRE4BB05PI00_RTROPTP_2_NEWS-US-MADOFF-ARREST.jpgNouveau scandale, nouvelles pertes, nouvelles désillusions. Alors que la crise devient palpable de jour en jour pour l'ensemble de nos citoyens touchés dans leur emploi, dans leur pouvoir d'achat, dans leur vie quotidienne, le monde de la finance nous annonce sa dernière histoire qu'il voudrait drôle : un homme a réussi un casse à 50 milliards de dollars à Wall Street.

Plusieurs banques françaises ont décidé d'annoncer leurs pertes suite à ce scandale mis sur la place publique. Un nouvel aveu d'impuissance face à un système qui les a dépassé. Cet ultime affront fait à l'ensemble du monde devrait être le point d'entrée d'une nouvelle économie solidaire où l'argent roi n'aurait plus de droit supérieur sur la recherche, sur l'innovation, sur la solidarité.

L'économie créée pour enrichir les plus riches et pour gouverner le monde ne doit plus exister. Nous savons que le chemin est long puisque l'on nous propose ceux d'avant pour résoudre la crise. Pourtant, une réforme profonde de l'économie et de la fiscalité doit être soutenue dans une unité nationale avec comme seule contre-partie un droit de regard et de parole sur ce qui se prépare et ce qui doit être fait.

Encore combien de scandales pour arriver à ce nouveau monde ?

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16 décembre 2008

Aujourd’hui, Autrement soutient Rama Yade pour une dépénalisation universelle de l’homosexualité

rama yade.jpgAujourd’hui, Autrement, parti politique progressiste fondé par le conseiller régional d’Ile-de-France, Jean-Luc Romero, soutien totalement l’initiative de Rama Yade de présenter le 18 décembre prochain d’une initiative appelant à la dépénalisation universelle de l’homosexualité.

Alors que l’homosexualité reste condamnable dans près de 80 pays du monde, pouvant aller jusqu’à la peine de mort dans une dizaine d’entre eux, la lutte contre l’homophobie et les discriminations liées à l’orientation sexuelle doit être une priorité pour l’ensemble des nations porteuses de la voix des droits de l’Homme et du citoyen.

Pour Jonathan Denis, président d’Aujourd’hui, Autrement « nous ne pouvons que saluer l’initiative de la secrétaire d’état aux droits de l’Homme en France qui prouve par son engagement la volonté profonde d’une génération à lutter contre l’ensemble des discriminations. Il faut que le message soit fort et porté par le plus grand nombre. Nous en avons besoin en France au regard des derniers évènements permettant une homophobie latente dans notre pays. »

Aujourd’hui, Autrement ne veut pas non plus se montrer dupe de cette situation et rappelle le silence de l’UMP et du Président de la République suite aux propos du député Christian Vanneste qualifiant l’homosexualité d’inférieure à l’hétérosexualité et de menace pour l’humanité.

15 décembre 2008

Réforme du lycée : supprimer ou expliquer ?

photo_1228768530823-1-0.jpgLe ministre de l'Education, Xavier Darcos, a annoncé vouloir repousser d'un an sa réforme très contreversée des lycées. Est-ce vraiment un recul pour entendre les revendications des lycéens et discuter avec eux ou simplement est-ce un nouveau tour de passe-passe du gouvernement pour mieux endormir la colère qui gronde ?

A Aujourd'hui, Autrement, nous avons dès le début dénoncer cette réforme mais bien au-delà pointer du doigt les graves dysfonctionnements de l'éducation sous lère de Xavier Darcos. Des postes supprimés à tout va, des cours qui ne peuvent plus être assurés correctement, des ignorances sur les nouvelles formes de pédagogies et d'éducations... C'est aujourd'hui l'école de la république qu'il convient de sauver. Par sa dernière réforme des lycées, Xavier Darcos n'a fait qu'amplifier la colère du corps enseignant et des élèves.

D'après les premières analyses suite à cette décision de repousser la réforme, il convient de poser une questions essentielle : pourquoi le gouvernement croit-il avoir à faire à des imbéciles dans chacune de ses décisions ? Nous en avons hélas une nouvelle fois la preuve avec l'idée développée par le ministère de l'Education qu'il est simplement nécessaire de mieux expliquer la réforme à tous et donc de lire entre les lignes qu'aucune modification n'interviendra dans le texte précedemment présenté.

Dire par la suite "que nous ne sommes pas à un an près" traduit tout le mépris que le gouvernement porte aux réformes efficaces qui doivent être entreprises pour faire de l'école un lieu de de partage, d'éducation, d'apprentissage, de réussite et d'accompagnement dans la vie quotidienne.

Tout en se félicitant de la décision de Xavier Darcos de reporter sa réforme, Aujourd'hui, Autrement continuera de soutenir avec force et volonté le mouvement lycéen dans ses justes revendications.

11 décembre 2008

A papa...

Continuer cette route malgré tout. Garder les souvenirs, les rires mais aussi les pleurs. Garder l'amour face au coeur qui se brise quand je pense à lui. Garder son image auprès de moi. Papa est mort. Une vérité à affronter à laquelle je ne m'attendais pas à bientôt 25 ans. Le combat le plus dur que j'ai eu à mener. Celui de continuer cette vie sans lui, sans sa présence, sans ses mots, sans sa douceur.

Un message pour remercier celles et ceux qui m'ont témoigné leur affection, leur amitié lors de ces quelques jours qui m'ont séparé du monde. Et puis relever la tête et croire à ces mots qu'ils se plaisaient à nous dire dans les moments difficiles : "Show must go on..." J'aurai tenu ma dernière promesse pour lui ce vendredi matin où il est parti... Je tiendrai toujours les suivantes en pensant à lui.

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04 décembre 2008

Face à ce que je redoute...

Juste l'envie d'écrire aujourd'hui ce qui se passe dans ma tête. Cette question qui me court après, cette question qui me hante. Un retour de Suède comme je ne pouvais le souhaiter avec cette lutte à laquelle je ne voulais assister. Je ne souhaite pas entrer dans les détails mais je souhaite simplement remercier celles et ceux, qui par message ou appel, me témoignent leur amitié et leurs encouragements.

Un blog en vacances quelques temps... Une seule chose pouvait m'y obliger et elle est devant moi. J'espère revenir rapidement sur Paris et dire à celui qui se bat sous mes yeux en ce moment dans la froideur d'un hôpital qu'il peut maintenant se reposer enfin comme il l'a souhaité.

Merci à vous d'être là.

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03 décembre 2008

La mission Leonetti sur la fin de vie n'a servi à rien

léonetti.jpgLa mission Leonetti censée établir des conclusions sur l'actuelle mise en oeuvre de la loi du député UMP sur la question de la fin de vie et ainsi permettre un véritable débat de fond sur le droit de mourir dans la dignité n'accouche de rien qui vaille l'attention de nos politiques sur cette question de société.

A Aujourd'hui, Autrement, où nous avons placé la proposition de légaliser l'euthanasie au coeur de notre projet dans le respect des libertés de nos citoyens, nous ne pouvons qu'être déçus de ce manque d'avancée de la part de cette mission. Seule conclusion finale d'un rapport banal : la création d'un observatoire des fins de vie tels qu'ils en existent déjà aux Pays-Bas et en Belgique, pays où est l'euthanasie est légalisée.

Cet observatoire devrait permettre, souhaitons le, de conclure bien vite aux manquement de l'actuelle loi Leonetti qui ne permet pas à un citoyen de disposer de sa fin de vie et ainsi d'enter dans la mort les yeux ouverts s'il le décide face aux souffrances engendrées par exemple par la maladie et ainsi permettre d'accélérer sa mort alors que pour lui vivre n'est plus que survivre.

Cette mission n'aura servi à rien et n'ose toujours pas permettre ce près de 90% des Français demandent : légaliser l'euthanasie et obtenir sa dernière liberté.

Enfin, que dire de la proposition du rapport d'établir un congés de fin de vie payé par les entreprises ? Si la proposition faisant appel à l'unité nationale créée par Jean-Luc Romero semblait prometteuse, les conclusions qu'en ont fait le rapport (payer ce congés par les entreprises) ne sont qu'un simulacre du respect de chacun.

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