05 novembre 2009
Se saisir du débat sur notre Identité Nationale
Crier au scandale et à la récupération politique semble être un sport national pour certains partis et élus politiques. Si le but d'Eric Besson était de déclencher une polémique sur un débat qu'il voulait rendre nécessaire, alors le transfuge du PS aura réussi son coup de communication. Et ne soyons pas dupes de ce petit jeu médiatique dont ce gouvernement a le secret. Pour autant, s'égosiller devant une question essentielle pour développer nos valeurs communes n'a rien de bien intelligent. Au contraire même. Qu'est-ce qu'être Français aujourd'hui ? Quelles valeurs collectives nous caractérisent ? Qu'est-ce qu'être Français dans un monde et une société devenus cylindres ?
Un gouvernement nous offre la chance de pouvoir écrire une page de notre histoire commune. Bien évidemment la pensée des élections régionales n'est pas étrangère à Eric Besson et à Nicolas Sarkozy. Mais finalement, en créant cette odieux ministère de l'Immigration, de l'Intégration et de l'Identité Nationale, n'était-ce pas enfin le moment se poser cette question cruciale. En 2009, ça veut dire quoi "être Français" ? Nous avançons dans une société où le profit a remplacé le reste, où la consommation de masse a surplanté la logique d'une production raisonnée. Et nous voudrions fermer les yeux ? Nous souhaiterions avancer sans se poser la première des questions ? Oui, nous avons une identité. J'ose même l'écrire, nous avons une identité nous Peuple de France. Nous avons besoin de la connaître. Et pour cela nous avons besoin d'en parler ensemble. Et faire cela, ce n'est pas discriminer, ce n'est pas écarter une indispensable immigration. C'est, bien évidemment, l'associer, la rassembler, l'entendre et la préparer à affronter ensemble les défis majeurs de notre avenir.
Osons nous saisir de ce débat et ouvrons nous à la plus belle des interrogations : qui sommes nous finalement ?
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27 octobre 2009
En route pour les régionales 2010 sur Facebook
En vue de la préparation des élections régionales de 2010, je vous invite dès aujourd'hui à venir soutenir le dynamisme de l'Alliance Ecologiste Indépendante que j'aurai plaisir à soutenir lors de cette belle aventure. Vous pouvez, pour ce faire, rejoindre en ligne le groupe Facebook pour constituer un groupe de travail et de réflexion novateur autour de ma candidature pour le département de Paris.
Inscrivez-vous dès maintenant sur Facebook.
Faisons ensemble cette marche en avant pour l'Ile-de-France... Autrement !
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26 octobre 2009
Quelle politique de santé publique face au cannabis ?
Le débat a été relancé par l'ancien ministre de l'Intérieur et maire du 18ème arrondissement de Paris, Daniel Vaillant... Débat en Une du Libé du jour sous le titre vendeur "Quand les dealers font la loi". Je me suis rarement exprimé sur le sujet du cannabis et ses conséquences sur la vie en société. Rarement car à chaque reprise le ton des réponses a toujours été le même. Prôner une dépénalisation, et pire une légalisation du cannabis, est tout simplement une position absolument folle pour la plupart de nos politiques et de nos concitoyens.
Peu de temps avant les élections européennes, un groupe m'avait soutenu dans mon approche pour lancer un grand débat sur cette question épineuse qui déchaîne les esprits. 33% des garçons de 17 ans et 22% des filles du même âge qui disent avoir fumé du cannabis au cours des derniers mois, je pense que cela mérite tout de même une réflexion sur une politique de prévention et de répression dans le cadre de la santé publique surtout quand on sait les chiffres des personnes interpellées pour usage de cannabis en 2008 : 133 360 soit près de 90% des arrestations réalisées en matière des stupéfiants. Enfin, 4 millions de personnes en France concernées par le marché des drogues douces... Oui cela mérite de poser un débat serein pour répondre à l'hypocrisie de notre loi actuelle.
En me prononçant sur ce sujet, je sais d’avance que je diviserai, que le simple énoncé de la question renvoie à des drames personnels, familiaux, scolaires, professionnels. Pourtant, il est enfin temps en France de se poser devant cette interrogation : « Faut-il dépénaliser le cannabis ? ».
Ainsi, dans notre pays, nous continuons à fonctionner avec une loi vieille de presque quarante ans. Il faut savoir qu’en écrivant sur ce thème, je me place sous le couperet de cette même loi, celle du 31 décembre 1970, qui interdit « toute présentation sous un jour favorable » des substances stupéfiantes. Un moyen clair de clore un débat et ainsi nuire à l’information des usagers et du public. Mais, nous devons poser ce débat car le fonctionnement ne convient plus, car le pays évolue, car la jeunesse aussi s’endort dans les senteurs du haschich pour mieux combattre ce qu’elle n’aime guère : une loi prohibitive et absurde. Je conviens tout à fait que le nombre de consommateurs de cannabis n’a cessé d’augmenter, en particulier chez les plus jeunes générations, et que cela ne profite qu’au développement des échecs sociaux, familiaux et scolaires. Je ne tends pas à prouver que fumer du shit vous fera avoir votre bac. Toutefois, sait-on réellement plonger sur cette consommation plus ou moins régulière et a-t-on vraiment réfléchi aux conséquences de l’application de la loi de 1970 ? A titre d’exemple, le simple usage de cannabis peut conduire à une peine allant jusqu’à un an d’emprisonnement et une amende de 3 750 euros ! Une peine évidemment équitable pour un petit joint de temps en temps. Heureusement donc que la police ne descend pas chez moi quelques week-end dans l’année. Dans la réalité, et fort heureusement, cette loi n’est pas appliquée dans son sens propre et l’usager ne se fait déranger que rarement par des forces de l’ordre qui en profitent aussi pour se remplir un peu les poches. Ne criez pas à la flagornerie, c’est une réalité dont nous sommes tous conscients et cela est même tout à fait normal dans un environnement qui ne fait qu’accroître l’économie souterraine.
D’autres pays se sont prêtés au jeu de la compréhension et du débat mais cela est strictement interdit en France et je ne doute pas que puisque Nicolas Sarkozy est contre toute dépénalisation, le sujet ne trouvera pas écho dans les hautes sphères. Mais, pour en revenir, à ces peines judiciaires prononcées à l’encontre de tout usager interpellé par la police, il convient de préciser qu’un tel jugement ne fait pas partie du champ d’application de l’amnistie et ainsi se retrouve retranscrit pendant au moins quarante ans sur votre casier judiciaire. Evidemment, le but est de vous choquer et j’accepte volontiers que dans les faits, cela ne se passe généralement pas comme cela. Alors en partant de ce principe, qu’attendons-nous pour faire un nouveau pas en avant et dépénaliser et légaliser une substance qui aurait dû l’être depuis longtemps ? Mis à part la fin de l’hypocrisie actuelle, un tel changement permettrait aussi de nombreux avantages concrets. En premier lieu, je pense à l’inévitable protection de la jeunesse qui, par la mise en place de points de vente légaux et contrôlés, serait ainsi plus informée, mieux protégée et non consommatrice d’un cannabis de mauvaise qualité car trop souvent coupé au marché noir avec des substances qui sont plus dangereuses que le cannabis lui-même. De plus, en le dépénalisant, on s’attaque aussi à son attractivité. C’est une clé bien connue de toute interdiction. Ainsi autorisée, elle perdrait de son poids et de sa « célébrité » pour ne devenir qu’une vente encadrée comme l’est l’alcool ou la cigarette. Le second point bénéfique proviendrait d’une lutte contre la criminalité en s’attaquant vraiment aux mafias et à ceux qui prospèrent grâce à la vente de drogues. Maîtriser l’économie souterraine, c’est aussi économiser sur une lutte quotidienne qui vise à mettre en place des groupe de policiers pour interpeller les petits usagers. Une économie de force, de personnes et d’argent. Et tout en restant sur cette question économique, on peut aussi oser parler d’impôts, de taxes propres à la vente de cannabis comme c’est le cas, encore une fois, pour la cigarette par exemple. Des taxes qui viendraient enrichir un fond de prévention à destination du public. Enfin, et c’est la réalité la plus probante, la cannabis est une plante médicinale. L’hypocrisie veut que des patients s’en procurent sur le marché noir pour atténuer des douleurs devenues insupportables et c’est ainsi le cas pour des malades souffrant de pathologies lourdes telles que le sida ou la sclérose en plaques.
Je ne tiens pas à être un homme irresponsable qui prône tout le bien d’une consommation régulière de cannabis. Je ne tiens pas non plus à vivre dans un climat qui interdise sans cesse, qui ferme les yeux car le sujet n’est pas reçu favorablement de la part des électeurs, qui refuse le débat car le sujet doit être maîtrisé et ne pas laisser la porte ouverte à tous les risques connus. Je veux simplement que l’hypocrisie s’arrête et que la sérénité gagne des femmes et des hommes qui auront le courage de réformer une question que l’on ne peut pas laisser en suspens et ainsi devenir un gag dans une démocratie digne de ce nom.
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21 octobre 2009
Jean Sarkozy : coupable du fait du prince ?
Quand il s'agit de Jean Sarkozy, on ne sait jamais si ses détracteurs tapent sur lui pour le côté "fils à papa" ou pour celui de "tu es trop jeune pour comprendre". Et la polémique entourant sa future élection à la tête de l'Etablissement public de la défense (l'Epad) n'y échappe pas et amplifie même le sentiment. Il est évident qu'en étant le fils du Président de la république, il peut être plus facile d'accéder à de hautes responsabilités en étant nommé à droite ou à gauche. Mais là où tout se complique, c'est quand la même personne se retrouve être élue par des citoyens... de Neuilly-sur-Seine où d'ailleurs.
Sans contester le ridicule voeu de Nicolas Sarkozy voulant imprégner la France d'une dynastie familiale, il s'agit aussi de se poser les bonnes questions : peut-on remettre en cause perpétuellement un choix des électeurs lors d'un suffrage démocratique ? Doit-on pendre à des crocs de boucher chaque "fils de" ou "fille de" pour contester sa réussite ? La jeunesse est-elle automatiquement gage d'un échec prévisible dans la gestion administrative et politique ?
Si nous devons condamner toute manoeuvre qui conduirait à imposer une personne sur le seul fait du prince, encore plus s'il s'agit d'un placement "familial"; si nous devons exiger qu'une responsabilité incombe à une personne digne pour ce travail; si nous devons estimer de façon juste que la république des copains n'a pas droit de cité dans notre pays, nous ne pouvons pas nous montrer insultés quand un nouveau visage apparait sur la scène, quand la confiance des électeurs place un jeune homme ou une jeune femme dans le rôle d'un élu de terrain.
Je sais d'avance que toute cette histoire, montée en épingles par une opposition en mal d'idées neuves, s'avère justement être un scénario honteux pour placer son fils à un poste clé, mais il convient tout de même de savoir reconnaître le résultat démocratique qui en découlera... et surtout de ne juger que sur des résultats en arrêtant une polémique sur le principe d'une jeunesse qui ne pourrait pas prendre en main le renouveau obligatoire dont a besoin la France.
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20 octobre 2009
Régionales : je suis candidat à la candidature pour l'Alliance Ecologiste Indépendante
Une absence prolongée pour mieux réfléchir, pour mieux penser, pour mieux peser les choses aussi. Peser le pour et le contre. Peser les envies. Peser le poids d'une aventure qui peut s'annoncer palpitante à vivre entourés de celles et ceux qui voudront s'y joindre. Puisqu'il ne peut s'agir que d'une aventure, que d'un défi passionnant pour vouloir reprendre quotidiennement cet espace de débat et de discussion avec vous. Entre nous.
De l'affaire Mitterrand à la polémique sur Jean Sarkozy, il ne manquait pourtant pas d'actualités pour nous parler sur ce blog. Mais la note d'un retour sur la blogosphère, après plus d'un mois d'absence, devait être toute autre. Et pour ne rien vous cacher, j'ai hésité à revenir. Hésité à poursuivre ensemble cette marche en avant vers un nouveau modèle politique plus éthique, plus responsable, plus novateur, plus courageux. Mais ce que je me suis promis, ce que j'ai confié à certains d'entre vous lors de la dernière campagne pour les élections européennes... tout cela me rongeait de l'intérieur et m'obligeait à respecter une promesse. Alors le retour porte aussi le nom de la plus belle aventure politique qui m'ait été donnée de vivre. Alors le retour porte aussi le nom d'une aventure à laquelle j'espère vous adhérerez. Car cette aventure, ce sont les élections régionales de mars 2010.
J'ai choisi ce blog, mon blog et cette note de retour pour vous annoncer ma candidature à conduire la liste du département de Paris lors de ces élections pour l'Alliance Ecologiste Indépendante. De la santé à l'aménagement du territoire, nous aurons le loisir de pouvoir débattre ensemble des grands enjeux franciliens pour les années à venir. Je mettrai toutes mes forces dans cette campagne pour laquelle je me suis préparé en silence, pour laquelle je me suis promis de revenir... de revenir et de rester.
En espérant vivre ensemble ce défi... au nom de l'Alliance Ecologiste Indépendante, au nom des Franciliens, au nom de ces milliers de personnes que je souhaite pouvoir représenter.
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10 septembre 2009
Taxe carbone : le plouf de Nicolas Sarkozy
Tout avait pourtant si bien commencé mais Nicolas Sakozy est décidément incorrigible : la communication, la communication, la communication ! Hélas sur un sujet aussi important que l'avenir environnemental, la loi de l'image et des médias ne vaut rien. D'un geste fort il en résulte un plouf grandiloquent où l'impôt "inutile et injuste" de Ségolène Royal trouve toute sa place.
La contribution climat-énergie ou "taxe carbone" aurait pu être ce lien novateur entre les Français et leur responsabilité écologique. Elle ne devient qu'un impôt de plus servant à renflouer les caisses vides d'un Etat sans pilote ni commandant. Une contribution à 17€ la tonne de CO2, cela fait déjà doucement rigoler... mais alors redistribuer ce produit pour compenser la perte de la taxe professionnelle ou faire croire aux Français que cela agira sur leurs impôts... Mais de qui se moque-t-on ?
Nous devrons payer tôt ou tard les erreurs de trajectoire de ce gouvernement sur ce sujet.... Erreur et retard comme nous pouvons le constater par rapport à nos voisins européens. En 2030, comment pourrions-nous attendre nos objectifs sans commencer ce travail dès maintenant ? Comment responsabiliser les consommateurs d'énergies fossiles pour les dissuader de continuer dans cette optique ? Comment faire comprendre aux Français que cette taxe carbone servirait en priorité au développement de l'avenir de leur pays ? La réponse était pourtant simple : être courageux sur cette contribution en rejoignant les préconisations du rapport Rocard en terme de prix de la tonne de CO2 et en redistribuant correctement les fruits de cet effort national pour le développement des transports collectifs propres, pour la recherche des énergies renouvelables et pour l'incitation à une consommation raisonnable de l'énergie pour les ménages.
Ce gouvernement n'aura rien fait ou alors bien trop de bruit autour d'un thème qui n'aurait pas dû être une simple réponse aux succès des écologistes aux dernières élections européennes.
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01 septembre 2009
Des changements sur mon blog
La rentrée vaut aussi peau neuve pour ce blog qui en a profité pour fêter cet été ses 4 ans d'existence. Outre un nouveau graphisme et une disposition différente, une adresse directe a été mise en place pour accéder à l'ensemble des articles.
Vous pouvez maintenant vous connectez et enregistrez dans vos favoris l'adresse suivante : www.jonathan-denis.fr
En espérant que ces quelques nouveautés graphiques et techniques vous plaisent. Pour rester toujours en relation avec ce blog, n'oubliez pas non plus de vous inscrire à la newsletter hebdomadaire.
Bon surf...
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31 août 2009
Au secours... les socialistes pensent avoir tout juste
Ils sont venus, ils sont tous là. Réunis pour la grande messe d'été à La Rochelle cette année, l'ensemble de la famille socialiste a voulu jouer l'unité devant les caméras et les photographes en soutenant d'une même voix la première secrétaire, Martine Aubry. Tout avait bien commencé avec cette mise en accord pour une réforme générale d'un parti qui n'a plus de projet, plus de structure, plus de leadership, plus de connexion avec les préoccupations du quotidien.
Parler non cumul des mandats... On pourrait applaudir sauf quand trois quart des élus socialistes cumulent sans pitié. Primaires socialistes pour 2012... vraiment autre chose à penser pour l'instant à moins que le PS n'ait toujours pas compris le sens d'un projet alternatif avant une course pour la prochaine Nouvelle Star. Taxe carbone critiquée... le plus fort quand Martine Aubry dit très justement "que l'anti-sarkozysme ne fait pas un projet politique". Passons sur le ridicule de Ségolène Royal mais comment le PS peut aujourd'hui dénoncer cette taxe carbone comme "injuste et inutile" ?
Le gouvernement ne va au contraire pas assez loin sur ce sujet crucial pour les années à venir. Ne placer le prix de la tonne de CO2 a seulement 15€ comme cela semble être le cas ne fait qu'aggraver une crise environnementale que devra régler les générations futures pour atteindre les objectifs de 2030 où la tonne devra atteindre la somme de 100€. Les socialistes en dénonçant d'une même voix une contribution qu'ils avaient pourtant soutenu en signant le Pacte Ecologique de Nicolas Hulot en 2007 ne font qu'amplifier le fossé des idées qu'ils creusent jour après jour.
Avant cette université de La Rochelle, le PS n'a fait qu'éloigner les possibilités d'un accord commun avec l'ensemble des progressistes et écologistes. Aucune leçon tirée du passé... Il sera bien trop tard pour pleurer en 2012 et dire qu'alors il faudra vraiment changer la gauche.
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27 août 2009
Ma chronique dans LOM : "Un enfant de Tel Aviv"
Comme chaque bimestre, voici en avant première mon billet d'humeur publié pour la magazine gratuit LOM dans le sud de la France. Sujet de cette nouvelle chronique : la folie meurtrière perpétrée contre un centre gay et lesbien de Tel Aviv en Israël.
Il a suffi de quelques secondes pour que le monde réalise que la différence d'amour pouvait tuer. Il a suffi d'un geste sur une gâchette pour qu'une communauté comprenne le sens du verbe «endeuiller». Des mots, des larmes, des rimes et des bonnes pensées, le faiseur de bonne humeur que je dois être n'a pas envie de plaisanter. On me demande souvent de passer des rires aux pleurs sans qu'à une seule seconde la plume puisse se coucher... se coucher et analyse ce qu'au fond de lui même l'homme a de blessé. Les images défilent dans ma tête comme elles l'ont fait dans ma télé, celles du sang, de la barbarie, du respect bafoué.
Un homme, un fou me direz-vous a tout anéanti... fou de quoi au juste ? Fou d'une haine qui aujourd'hui n'a rien d'introverti, fou d'un discours que l'on laisse s'étaler à tout prix. Les journaux relatent, les journalistes «blablatent» et je reste seul à vouloir mémoriser l'acte de folie. Un fou oui, un fou comme tous ces autres que l'on laisse cracher et qui sur nous s'essuient. Comme celui-là, candidat miséreux et arrogant roi de la vox populi. Comme cet autre, roi parmi les rois et heureux de comparer notre façon de vivre à celle des truies.
Il a tiré, point à la ligne. Passons au suivant diront les informations. Elle avance la destruction maligne, fruit d'une société où s'accouple des cons sans sommation.
Je n'ai pas que mes yeux pour pleurer l'ami disparu sous les balles d'un abruti. Je n'ai pas que mes mots pour saluer la mémoire d'une famille en deuil et meurtrie. J'ai ma haine aussi. Ma haine de ne rien voir venir, ma haine de ne rien stopper. Alors nous nous sommes réunis aux quatre coins du monde. Main dans la main, nous nous sommes tus et nous avons pensé à eux. Nous avons pensé au passé, à cette information d'hier, au présent aussi, à notre amour et au futur où peut-être tout nous sera permis. Et puis, nous nous sommes rappelés les brimades, les insultes, les coups parfois. Nous nous sommes souvenus de ceux brûlés vifs, de ceux tabassés en pleine rue, de ceux jetés depuis un pont, de ceux pris dans un jeu macabre. Nous n'avons rien oublié de cela. Ni la peur, ni la force de continuer à avancer.
Il est entré avec un pistolet et nous a finalement tous tiré dessus. Certains sont tombés, nous sommes restés debout... debout et déçus. Tristes d'en perdre un comme ça sous la folie meurtrière. A Tel Aviv, nous avons tous perdu un peu de notre joie, de l'âme d'une communauté dont je vomis le nom mais qui dans ces moments n'a jamais aussi bien su s'unir. A Tel Aviv, je suis certain d'avoir perdu un peu de moi. J'ai hésité à faire une page blanche, trop évidente pour celui que je suis, mais trop irrespectueuse pour ceux qui sont partis. Alors voici ces mots servis non pour oublier mais pour que ma haine ne soit pas la même que celui d'un tireur qui d'une balle a touché bien plus que le coeur d'un seul homme. De cette homophobie, ne lâchons rien mais n'oublions jamais... nous serons tous un peu des enfants de Tel Aviv un soir estival de 2009.
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26 août 2009
Lettre ouverte à ceux qui veulent une politique autrement
Et si on pouvait faire la politique autrement ? Cette phrase d'accroche m'a saisi au vol plus d'une fois au détour d'un débat, d'une campagne ou d'une simple discussion entre amis. Je me suis toujours étonné de l'emploi du verbe «pouvoir». Simplement pouvoir faire la politique autrement ? Simplement se donner l'envergure de dire que l'on peut essayer de changer le déroulement d'un spectacle - puisque c'est d'un spectacle dont nous ont habitué la plupart des élus - qui est mis en scène depuis des dizaines d'années ? Et pourquoi ne pas penser la faire vraiment cette politique autrement ? La faire de suite, pas dans vingt ans, pas à la prochaine élection, pas quand tout sera pourri de l'intérieur. La faire avec celles et ceux, tout juste majeurs ou bientôt trentenaires... et avec les autres, ceux qui sont déjà installés dans ce manège mais qui ne le supportent plus. La faire avec ce mélange détonnant de la nouveauté et de l'expérience.
Faisons cette politique autrement ! Voilà la bonne phrase à employer. D'un ton interrogateur, nous pourrions employer la question «et si on faisait la politique autrement ?». D'avance, cette ambition peut sembler perdue, hors d'usage... Oui hors d'usage pour les us et coutumes déjà placés par ceux qui y voit un métier, parce qu'ils s'y pensent professionnels. Car non, désolé d'en décevoir certains, mais être politique n'a jamais été un métier ou alors on se fait une bien petite idée de l'engagement au service des autres. Le métier que les électeurs veulent bien nous donner, cela s'appelle la confiance dans un mandat. C'est à cela que se résume le rôle que l'on doit endosser : l'élu. On ne devient jamais un politique, on reste un élu. Le peuple, l'éthique, la responsabilité, les convictions... Voilà ce qui résume un élu. Les palais, l'habitude du pouvoir, les combinaisons... Voilà ce qui hélas donne l'image du politique. L'idée est rapide, faite pour choquer et, me direz-vous, le but est là. Mais au moins on ne me reprochera de ne pas vouloir planter le décor dès les premières lignes.
Honte parmi les hontes, ce n'est pas un élu qui vient vous parler aujourd'hui. Pas de mandat donc tais-toi. Bien trop jeune pour comprendre. Arriviste et ambitieux. Donneur de leçons encore nourri au biberon. Ne vous inquiétez pas, j'ai déjà entendu cela et je sais d'avance que je l'entendrai encore longtemps. Je ne suis pas un élu et cela est entendu entre nous. Je ne suis qu'un simple citoyen de la France... un simple citoyen président d'un club politique, candidat aux élections européennes... mais pas de mandat. Pas de lignes gratifiantes à rajouter à un CV qui ferait rougir ma famille. Je crois que l'on appelle cela «la société civile». Celle que l'on préfère ne pas écouter car porteuse d'idées alors qu'elle ne connaît pas les règles du jeu de la politique politicienne. Réveillez-vous enfin, regardez réellement ce qui se passent autour de nous, de vous, de ce pays. Crise économique, crise identitaire, crise sociale, crise écologique. La liste est simple à faire puisqu'elle est une crise de tout. Et elle gronde, sournoise, celle qui manque, celle qui se prépare dans l'ombre des esprits, celle qui s'apprête à saisir toute une assemblée persuadée justement d'en être des politiques. Celle qui a commencé bien avant l'arrivée de Nicolas Sarkozy en 2007 comme Président de la République. Celle qui a trouvé sa source, il me semble, le 21 avril 2002 à vingt heures précises. C'est d'une crise profonde dont nous devons nous parler. Une crise qui rassemble un conflit des générations, un conflit des convictions, un conflit d'une certaine idée de l'avenir... Un conflit d'une vision de la politique, de cette politique qui doit servir nos lendemains et non faire la République des copains. C'est d'une crise politique dont il s'agit. Pourtant, balayée d'un revers de main la claque du 21 avril et même oubliée complètement par nos amis socialistes. On jubilait au centre et à droite (du moins à cette droite que je pensais encore connaître) au soir des résultats du premier tour de l'élection présidentielle de 2007 : l'ennemi frontiste était tombé, laminé par 10% des suffrages exprimés, laissé aux oubliettes avec son chef usé et usant. C'était dans toutes les déclarations et même à gauche finalement (on devait quand même jubiler à gauche) : le Front National n'existait plus. Devais-je être le seul, ce soir là, à me dire que non aucune leçon n'avait été retenue ? Que malheureusement le FN avait peut-être 10% à la télévision mais bien plus dans le coeur des Français ? 2002 était finalement passé comme une lettre à la Poste grâce à la place magnifique des médias... et au discours déjà très volontaire d'un ministre de l'Intérieur tout fraîchement nommé en la personne de Nicolas Sarkozy. Cinq ans plus tard, rebelote avec toujours cette idée qu'il ne s'est rien passé. Je viens de la droite sociale, si finalement cette dernière a véritablement existé. On l'appelle encore le Parti Radical Valoisien. Je l'ai quitté en 2005 à l'arrivée à la tête de l'UMP - pas de chance toujours le même - de Nicolas Sarkozy. Désolé d'avance pour celles et ceux qui ont cru bon de se répandre médiatiquement de la faiblesse du Front National en 2007, mais celui-ci n'avait rien de faible... et ça notre Président élu quinze jours plus tard l'avait très bien compris en captant une partie «douce» de son électorat, celle qui ne préfère pas l'original à la copie ! Pourquoi vouloir se cacher cela ? Pourquoi trouver une excuse là où il n'y en a pas ? On a bien dit que Ségolène Royal avait amené à elle la partie sociale de la droite. On a bien tout dit de Ségolène Royal finalement. L'autre candidat n'aurait donc pas pu faire de même avec la «droite de la droite» ? S'en ai suivi la création d'un ministère décrié lors de son annonce mais oublié lors de sa mise en place : celui de l'Immigration et de l'Identité Nationale. La suite était du pain béni pour cette droite qui pensait se refaire une santé en allant chasser sur les terres de l'extrêmisme qu'il convenait de remettre dans le droit chemin. Et rien, pas une voix plus haute que l'autre, pas de consternation, pas de socialistes à l'horizon... et encore moins de centristes tellement occupés à laver le linge sale de famille en public.
Ce n'est pas un anti-sarkozyste qui écrit ses lignes. Reconnaissons au contraire au Président sa véritable réussite : avoir bouger et changer la France. Pourtant pas d'applaudissements du côté de ses soutiens les plus fervents car il n'y a aucune gentillesse dans cette phrase. Avoir changer la France, c'est l'avoir divisé. Avoir fait bouger la France, c'est l'avoir agité politiquement comme on secoue à boule à neige. On ouvre à gauche, on ouvre à l'extrême droite, on ouvre aux progressistes, on ouvre aux catholiques... Bref, on ouvre à tout le monde les portes de la maison du bonheur. Le grand perdant de 2007, François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, parlait alors d'une troisième voie. Nous l'avons attendu, nous ni soutiens de l'UMP, ni proches des socialistes. Nous l'avons attendu, nous qui pensions que nous pouvions tous travailler ensemble, loin des vieilles querelles intestines, loin des partis où se congratulent ceux qui ont chuté hier mais qui reviendront demain. Nous l'avons attendu et rien n'est venu. Bien évidemment, tout cela était écrit d'avance, ultime remake d'un mauvais scénario rejoué par la même troupe depuis tant d'années. Une rediffusion de plus mais qui ne contrarie jamais le téléspectateur à qui on ne demande pas son avis. Alors si l'on doit se prêter au jeu numéraire, disons que je crois en une quatrième voie. Même si après tout le numéro importe peu. Une voie de responsabilité, d'éthique, de solidarité, de liberté. Une voie de rassemblement du progrès et de l'écologie. D'une éducation digne de ce nom, d'une économie réelle associant l'ensemble de ces acteurs, d'une santé placée comme priorité de l'action à entreprendre, d'une adaptation à chacun pour «un mieux vivre ensemble». Le mot est lâché dans l'arène aux fauves. Ensemble.
Ensemble car l'avenir n'est interdit à personne. Ensemble car dans cette société où l'on meut solitaire, cela aurait un peu plus de gueule, si vous me passez l'expression. Ensemble car on ne pourra rien chacun dans son coin. Ensemble, car si je me souviens bien, c'est dans ce fait que tout deviendra possible. Ensemble avec celles et ceux qui veulent réellement s'engager sur le terrain pour changer ce qu'ils voient. Les nouveaux, les anciens, la société civile, cette si chère société civile.
Il ne s'agit pas de faire barrage à quelqu'un. Il ne s'agit pas de faire mourir une certaine idée de la France. Bien au contraire, il s'agit de tout mettre à plat. De repartir, d'inventer, de réaffirmer finalement l'essence même de l'engagement : l'espérance. On pourrait résumer cela par l'expression «on efface tout et on recommence». Ce ne serait pas une mauvais idée à y réfléchir de plus près. Mais pas recommencer avec les mêmes comme on peut le vivre avec la réponse apportée à la crise économique que nous devons vivre au quotidien. Et c'est un banquier qui parle ! Comme on peut le vivre avec la crise sociale et le solutions apportées par les représentants déjà élus il y a quinze ans. Comme on peut le vivre avec la crise écologique où chacun a préféré dire que tout était faux avant de revenir en arrière lorsque l'écologie politique a flirté avec la barre des 20% des voix aux dernières élections européennes. Il est temps de prendre les choses en main. D'avancer avec nos passées, avec nos histoires différentes, avec notre envie commune d'un autre modèle politique français. Car tout démarre de là. De la politique. Elle est dans la plus petite chose du quotidien. Dans le prix du pain, dans l'air que vous respirer, dans l'argent que vous dépensez, dans le salaire que l'on vous donne, dans le licenciement que vous avez dû subir, ... Et de cette plus petite chose découle aussi les grandes. Éternel cycle où nous sommes éloignés des grandes décisions. Mais être élu ce n'est pas avoir un chèque blanc. Rendre des comptes, écouter les problèmes et les propositions, s'investir au quotidien. Voilà la demande de nos concitoyens et leur donner cette vérité, ce serait aussi les associer.
Alors oui, si nous en avons l'envie, on efface tout. On efface tout et on commence !
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03 août 2009
Revenir aux fondamentaux de l'engagement politique
Le mois d'août annonce généralement la prise de vacances prolongées pour ce qui anime le monde politique et les multiples engagés au service des citoyens. Et pourtant, s'il y a bien une année où l'on pourrait attendre que les politiques soient présents sur le terrain, c'est bien aujourd'hui. Face à un parti de la majorité qui ratisse large (allant jusqu'à retrouver des racines extrêmes comme en atteste le ralliement promis du MPF de Philippe de Villiers au comité de liaison de l'UMP), face à des socialistes ombres d'eux mêmes et ne sachant plus répondre aux attentes des Français, face à un centrisme éclaté, face à une écologie qui n'arrive pas à se structurer... face à tout cela tout le monde devrait descendre dans l'arène et mettre les mains dans la cambouis pour trouver une solution durable aux crises que nous traversons et hélas que nous traverserons encore.
Dès aujourd'hui, nous devons préparer les prochaines échéances Régionales, pour faire de la région le dernier rempart à la crise et prouver son rôle croissant dans la solidarité, dans l'éthique politique, dans la responsabilité... Faire de la région le fer de lance en matière de santé, d'environnement, de culture, d'éducation, d'économie ! Je ne l'ai jamais caché, et je ne vois pas pourquoi devoir le cacher aujourd'hui, l'avenir de la région, et plus précisément de l'Ile-de-France me passionne et c'est donc bien naturellement que j'entend défendre les propositions d'Aujourd'hui, Autrement au sein de l'Alliance Ecologiste Indépendante et je l'espère devant l'ensemble des Franciliens.
Ne baissons pas les bras aujourd'hui et sachons mettre en marche la grande machine pour un avenir autrement.
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16 juin 2009
Créer ce grand rassemblement écologiste et progressiste
Le succès de l'Alliance Ecologiste Indépendante aux dernières élections européennes doit être pour nous tous l'occasion de comprendre les enjeux de demain mais aussi la force que nous avons maintenant entre nos mains. Nous avons souhaité le rassemblement des écologistes indépendants... Nous avons voulu l'union de mouvements qui pouvaient développer un projet alternatif et crédible pour l'avenir... Je l'avais même appelé personnellement de mes voeux en avril 2008 en étant élu à la tête d'Aujourd'hui, Autrement où je souhaitais "le rassemblement d'une grande force progressiste et écologistes".
Aujourd'hui, presque 700 000 Français nous ont accordé leur confiance en rejoignant cette grande marche humaine que nous écrivons au quotidien. Nous ne devons pas les oublier... ni oublier qu'en plus de notre score proche des 4%, le poids de l'écologie politique a été aux élections européennes de 20% si nous additionnons les suffrages exprimés en faveur d'Europe Ecologie. Aujourd'hui donc, il est plus que temps de poursuivre notre devoir d'ouverture et de confiance vis à vis de tous les écologistes et progressistes. Je n'ai pas peur de le dire : c'est uni, avec nos différences mais avec cette ligne de pensée commune, que nous pourrons demain nous exprimer clairement et durablement pour proposer un avenir responsable et solidaire à l'ensemble de nos concitoyens.
Ce devoir, nous le devons à ceux qui nous ont soutenu et qui ont voté pour nous.
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15 juin 2009
Le don du sang pour le homosexuels !
Au lendemain de la 6ème Journée mondiale des donneurs de sang, il est plus que temps que l'ensemble de la classe politique ouvre les yeux sur une discrimination contre laquelle je ne cesse de me battre : l'interdiction faite aux gays de pouvoir donner leur sang. Donner son sang n'est évidemment pas un droit et ce don doit être entouré de pratiques assurant la sécurité sanitaire des receveurs. C'est pour cette raison que je conçois parfaitement l'interdiction de don du sang pour les personnes ayant des comportements à risques... Cependant pourquoi vouloir toujours y inclure, sur la base d'un préjugé, les homosexuels masculins ?
Depuis une circulaire de 1983, aucun gouvernement n'est revenu sur cette interdiction totalement discriminatoire qui ne se base sur aucun statut précis et valable. Xavier Bertrand, alors ministre de la Santé, s'était prononcé en faveur de la levée de cette interdiction tout comme Roselyne Bachelot dès sa prise de fonction au ministère de la Santé... Pourtant rien n'a été fait, Roselyne Bachelot revenant même sur ces propos et justifiant de façon maladroite sa décision de maintenir cette interdiction.
Ce que je réclame, avec l'association Jeunes Contre le Sida, avec le mouvement politique Aujourd'hui, Autrement, avec Jean-Luc Romero est pourtant simple : que les mêmes règles soient demandées et appliquées aux homosexuels et aux hétérosexuels en matière de don du sang... et ainsi créer un statut unique de "conduites à risques". A moins que certains politiques ne pensent que l'homosexualité soit elle-même une conduite à risques !
Il serait alors bien de leur rappeler que selon un sondage récent 76% des Français se disent favorables à la levée de l'interdiction de don du sang pour les homosexuels !
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10 juin 2009
la lutte contre l'homophobie s'affiche dans les facs
C'était une promesse de la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, tenue il y a un an devant l'Inter LGBT... Celle de lutter efficacement contre l'homophobie à l'université. C'est ainsi que depuis quelques jours, plusieurs affiches ont fait leur apparition dans les couloirs des facs de France pour sensibiliser les étudiants sur cette discrimination qui, doit-on encore le rappeler, continue à blesser et à tuer dans notre pays.
En avant-première, la magazine Têtu a publié les photos des affiches en questions. Je vous laisse les découvrir sur ce blog... Une manière ludique et originale de faire le premier pas dans ce combat contre la différence que nous devons mener au quotidien.

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09 juin 2009
4%... Merci pour ces élections européennes !
D'une campagne qui s'annonce complexe au départ, nous avons su traverser les embûches placées sur notre chemin. Malgré l'ignorance des grands médias (temps de parole non respecté, peu d'invités de l'Alliance sur les grands plateaux, ...), malgré la sur-médiatisation d'Europe Ecologie, malgré la division annoncée des écologistes, malgré les rumeurs sur notre mouvement, malgré les sondages orduriers (soit nous n'étions pas dedans, soit nous devenions « Autres listes », soit on nous plaçait à 1%)... Et bien malgré cela, je suis fier du score incroyable que nous pu atteindre dimanche soir aux élections européennes.
Avec de faibles moyens, avec des équipes peu « formées » aux grandes élections, avec la médisance politique pour notre liste alors que nous étions présents dans les 8 régions de métropole et des Dom Tom... Avec tout cela, nous faisons quand même un score national proche de 4% et d'1 million de voix.
L'Alliance Ecologiste Indépendante existe véritablement désormais au même titre que le succès de l'écologie politique (Europe Ecologie + Alliance = 20% soit la deuxième force politique du pays !).
Pour Aujourd'hui, Autrement, cela confirme notre raison d'avoir rejoint l'Alliance... D'autres échéances se préparent et pour se faire nous rénoverons en profondeur notre mouvement et je soumettrai à l'ensemble de nos adhérents et sympathisants un texte d'orientation pour les années à venir pour Aujourd'hui, Autrement.
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04 juin 2009
Blog en vacances jusqu'au 8 juin
En déplacement dans l'est de la France, et plus particulièrement en Franche-Comté, une région qui m'est si chère et où j'ai grandi, je m'apprête à marquer, comme le veut la loi, un point final à une campagne pour les élections européennes de dimanche au nom de l'Alliance Ecologiste Indépendante.
Une campagne remplie de belles rencontres, de débats internes, de beaux échanges avec nos concitoyens sur l'avenir, sur cette Europe que nous voulons, que nous défendons.
Cette élection ne doit pas être laissée dans les mains des grands mouvements comme l'UMP ou le PS qui ne feront rien de mieux au Parlement Européenn que ce qu'ils ont toujours promis et jamais mis en oeuvre.
Restons mobilisés et faisons ensemble le choix de l'indépendance, de la responsabilité et d'une véritable politique d'avenir avec l'Alliance Ecologiste Indépendante.
Retour sur ce blog dès le lundi 8 juin.
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03 juin 2009
Meeting ce soir avec l'Alliance Ecologiste Indépendante
Je n'y serai pas présent physiquement, étant dans un train me menant vers l'est de la France, mais j'y serai plus que tout par la pensée... Je vous donne rendez-vous demain soir à la grande soirée organisée par l'Alliance Ecologiste Indépendante pour les élections européennes de dimanche.
Au programme, conférence de presse publique dès 18h, puis instants conviviaux et musicaux avant un grand débat sur "une politique juste pour une Europe au service de tous" avec la participation de Francis Lalanne, Jean Marc Governatori, Patrice Drevet et Antoine Waechter.
Rendez-vous dès 18 heures à la péniche-cinéma "Le Baruda", 59 boulevard Mc Donald, Paris 19ème (Métro Porte de la Vilette ou Porte de Pantin).
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02 juin 2009
Débat sur la fin de vie avec Jean-Luc Romero
Demain soir, dans le 18ème arrondissement de Paris, j'assisterai aux côtés de mon ami Jean-Luc Romero au débat pour lequel il est invité sur la fin de vie.
C'est en tant que président de l'ADMD qu'il interviendra dans cette rencontre où sera aussi présent Sadek Beloucif, chef de service Anesthésie-Réanimation à l'Hôpital Avicenne de Bobigny.
Rendez-vous mercredi 3 juin à 20 heures pour ce débat organisé par la section du 18ème arrondissement du Parti Radical au café restaurant "Chez Anne", 41 rue du Ruisseau, Paris 18ème (Métro Jules Joffrin).
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01 juin 2009
Du nouveau sur le blog
Plusieurs fonctions changent sur ce blog pour plus d'échange, de réactivité et de partage sur le net. C'est ainsi qu'une adresse directe a été créée pour vous rendre directement sur le blog plus simple à retenir que la précédente : www.jonathan-denis.fr.
Vous pouvez aussi vous abonner à la newsletter du blog pour être tenus informés des notes mises à jour mais aussi des commentaires postés. Enfin, tous les grands réseaux sociaux sont maintenant associés au blog comme Facebook ou Myspace pour vous permettre de réagir directement aux notes et les partager ainsi sur vos comptes sur d'autres sites.
En espérant que cela vous plaise et puisse permettre encore plus de plaisir de lecture sur ce blog !
19:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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28 mai 2009
Robert Badinter et la lutte contre l'homophobie
Le 15 mai dernier se tenait à l'Assemblée Nationale le Congrès mondial sur les Droits de l'Homme, l'orientation sexuelle et l'identité de genre. Invité par la secrétaire d'Etat, Rama Yade, comme représentant de la France à ce Congrès, j'ai pu assister au discours poignant et humain du sénateur des Hauts-de-Seine, Robert Badinter, où il appelait à poursuivre la dépénalisation de l'homosexualité dans le monde et à protéger les demandeurs d'asile en France perscutés dans leurs pays. Un discours encourageant et qui réchauffe le coeur à quelques semaines de l'organisation des Marches des Fiertés LGBT où comme je l'écrivais, dans mon dernier biller d'humeur dans LOM, nous ne devons pas oublier ce qui se passe à nos côtés et sous notre voix.
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27 mai 2009
Souvenirs de tournage...
Une campagne électorale c'est aussi une rencontre, un partage, un moment où l'on apprend à vivre dans une bulle. C'est un échange avec celles et ceux qui vont nous accompagner encore longtemps sur les routes pour faire vraiment exister le changement. Retrouvez ci-dessous la vidéo de ces instants de bonne humeur qui existent lors d'un tournage pour les élections européennes du 7 juin prochain aux côtés de l'Alliance Ecologiste Indépendante.
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23 mai 2009
1ère partie de mon entretien sur l'Europe
Voici la 1ère partie de l'entretien que j'ai réalisé à l'occasion des élections européennes du 7 juin 2009. L'occasion de revenir sur ma candidature en Ile-de-France pour l'Alliance Ecologiste Indépendante ainsi que sur l'avenir de l'Europe. Une deuxième vidéo suivra prochainement où il sera question de l'Europe économique, sociale et écologie de demain ainsi que du vote des jeunes.
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22 mai 2009
Un véritable délire policier
Une affaire banale ? A en croire certains commentateurs et intervenants, l'affaire qui nous a surpris hier suite à l'arrestation d'enfants d'à peine 10 ans serait une "histoire banale" ! Je ne peux croire qu'en France ce genre d'arrestation puisse être monnaie courante. Pourtant, nous ne pouvons que constater l'accumulation de telles histoires lors de ces derniers mois comme l'arrestation d'un grand-père devant une école à la sortie des classes. Mais cette affaire révélée par la presse ne peut que nous interroger quand à la conscience humaine et aux ordres données à la police par leurs supérieurs.
C'est ainsi que deux enfants de 6 et 10 ans ont été emenés par six policiers au poste de police après la classe car ils étaient soupçonnés d'avoir volé un vélo ! Il est temps d'arrêter cette folie sécuritaire qui veut que l'on puisse faire n'importe quoi à n'importe qui du moment où l'insigne de la police ne semble pas loin. Cette société qui marche sur la tête ne doit pas rester sans réponse et nous devons dès maintenant sanctionner ces errements où le zèle vaut plus que tout.
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Sarkozy, je te vois...
Il avait voulu faire de l'humour... et finalement la justice s'est encore montrée plus drôle que lui en le condamnant. En pleine gare Saint-Charles à Marseille, un professeur de philosophie a souhaité se moquer gentiment du président de la République lors d'un contrôle d'identité en exprimant sa pensée avec un "Sarkozy, je te vois" pas bien méchant. Hélas, dans ce pays qu'est la France, prononcer le nom de notre président suivi d'une autre phrase peut faire beaucoup de mal... La liberté d'expression ça se paye monsieur ! C'est ainsi qu'un "Sarkozy je te vois" vaut 100 euros sur l'échelle de l'amende infligée pour outrage au président; outrage transformé pour faire un peu mieux en "tapage".
Si le début de mandat et la mise en scène de Nicolas Sarkozy pouvait me prêter à sourire au départ, il n'en est plus rien aujourd'hui. Lui peut nous gratifier d'un "Casse toi pauvre con" à toutes les sauces, peut squatter l'ensemble des médias pour ses 24 annonces quotidiennes, peut décider d'une loi sans en parler à personne, peut faire régner la terreur au sein même de son parti, peut être à la fois président de tous les Français et président de l'UMP, peut emmener avec lui 3 fois de policiers que d'habitants dans la ville où il se rend pour une déclaration, ... Oui, Nicolas Sarkozy peut tout mais nous pauvres citoyens pas grand chose.
Ce matin, question humoristique d'un journaliste : "Si Sarkozy je te vois vaut 100 euros, combien tu donnerais pour un Sarkozy je t'emm..." Hélas, la réalité est bien là : à force de stupidité, cette politique va inventer le jeu de la provocation... Mais au fait, combien pour un "Sarkozy" tout court ?
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21 mai 2009
Les médias ont-ils déjà fait l'élection ?
La question qui ne cesse de m'être posée depuis quelques jours est dans le titre de cette note. Une élection est-ce le fruit des médias ? Font-ils les élus ? Enterrent-ils tout espoir de changement avec de nouveaux visages ? Pour celles et ceux qui me connaissent, ma vie professionnelle a commencé dans les médias, dans une radio plus particulièrement avant de travailler pour deux des plus grandes stations françaises. Je devrais donc savoir répondre parfaitement à cette question et pourtant depuis plus de deux ans, je n'ai plus l'impression de les connaître ces médias qui se perdent dans le trop plein d'information.
Au fil des sondages, au fil des interventions des candidats, toujours un grand absent lors de ces élections européennes : l'Alliance Ecologiste Indépendante. Mis à part quelques articles consacrés à Francis Lalanne, Patrice Drevet ou moi-même en Ile-de-France, nous sommes rayés des cartes des rédactions la plupart du temps. Le Nouvel Observateur, 20 Minutes, Métro, Le Figaro, La Tribune... tous ces médias ont cité 11 partis pour ces élections mais à chaque fois seuls 10 étaient intégrés à leurs articles ou sondages. Et je vous le donne en mille, il s'agissait à chaque fois de l'Alliance. Sachons tout de même rendre honneur à LCI qui est le seul média à nous avoir fait apparaître dans l'ensemble de ces sondages. Voilà donc ma question : qui peut-on déranger à ce point pour ne pas être dans ces articles, dans ces sondages ? Car il s'agit bien d'un problème que le CSA va devoir traiter car comment expliquer qu'un jeune mouvement qui présente des candidats sur l'ensemble du territoire, qui réalise 3% des intentions de vote dans les sondages où l'on en parle, soit oublié de la sorte par les autres ?
Je ne sais pas s'il s'agit d'un fier service pour la suite comme on me l'a annoncé dans une rédaction sous couvert qu'un tel oubli fera parler de nous par la suite. Ma seule certitude vient de l'ignorance et l'incompétence des médias qui ne veulent voir que l'UMP et le PS dans cette élection, qui en font une élection interne à la France, qui ne veulent pas parler des vrais enjeux. Ils refusent le changement, ils refusent d'ouvrir les portes à d'autres... mais cela peut-il vraiment ne venir que d'eux ? Le 7 juin, je souhaite de tout coeur que les résultats leur donnent tort et ainsi une refonte de ces médias pourra-t-elle être envisagée sans qu'aucun ne soit à la botte d'un gouvernement de "Voici" ou d'une opposition ne résumant qu'à une guerre de clans. Parlons dès aujourd'hui de l'Europe !
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